Depuis sa création par la loi du 6 mars 2000, le Défenseur des enfants est devenu une institution bien repérée et facilement accessible.
En effet, l’expérience a démontré que son existence, a fortement contribué à faire progresser la connaissance, l’apprentissage et l’exercice des droits de l’enfant en France, notamment pour ceux qui sont confrontés à des séparations conflictuelles.
Le Défenseur des enfants contribue également à animer une réflexion sur les grandes questions concernant l’enfance, à débusquer les dysfonctionnements et à initier des améliorations des politiques publiques dans l’intérêt de l’enfant.
Son remplacement par une commission aux compétences plus larges, restreint ses missions spécifiques antérieures, dans la mesure où les droits de l’enfant seront englobés dans une institution qui devra établir des priorités.
La remise annuelle, lors de la journée nationale des droits de l’enfant, d’un rapport thématique sur les difficultés liées à l’enfance, risque d’être supprimée alors qu’elle permettant d’initier des réformes constructives.
En tant que professionnels de l’enfance, nous ne pouvons que nous étonner et regretter l’abandon de cette structure au moment où près de 80 pays ont désormais créé une telle institution et où d’autres sollicitent l’expertise de la France pour s’en doter.